Informations sur le don d'organe

En Suisse, toute personne de 18 ans révolus peut en principe faire don d'un organe. C'est l'état de santé du donneur qui est déterminant. Le volontariat et la gratuité sont deux conditions préalables indispensables. En règle générale, un lien étroit et fort unit le donneur et le receveur, qui sont souvent des conjoints, des membres d'une même famille ou des amis. Depuis quelques années, de nouvelles formes de traitement permettent, dans des conditions particulières et après une préparation spéciale, de pratiquer un don d'organe entre vifs même si les groupes sanguins sont incompatibles (par exemple donneur du groupe A, receveur du groupe O). En Suisse, il est également possible de faire un don d'organe altruiste (non dirigé), c'est-à-dire qu'il n'est pas destiné à une personne désignée. Dans de tels cas, le donneur et le receveur ne se connaissent pas. Par son geste, le donneur manifeste son désir de venir en aide à une personne malade.

La figure ci-dessous décrit le déroulement d'un don d'organe, en distinguant le niveau médical et celui des échanges d'expériences.

Le niveau médical présente les personnes et organisations engagées à l'échelon médical avant et après le don. Pour le don d'organe, le Registre suisse des donneurs vivants (SOL-DHR) joue un rôle central. Ce registre recense en effet l'état de santé de tous les donneurs vivants et offre une base de données objective sur les risques encourus en cas de prélèvement d'organe. En outre, l'équipe de SOL-DHR organise les contrôles médicaux périodiques après l'opération et intervient à la demande. L'ASDVO et SOL-DHR collaborent de manière intensive afin d'assurer en permanence le transfert de connaissances.

Le niveau des échanges d'expériences met en évidence le rôle des membres de l'ASDVO qui sont à disposition pour s'entretenir avec des donneurs potentiels. Les membres se rencontrent au sein de groupes régionaux afin de partager leurs expériences. Ils se retrouvent également à l'occasion de l'assemblée générale.